mardi 29 septembre 2009

Cyrano (Montgeron - 91)


Ce sympathique petit "cinéma municipal" (c'est écrit sur la façade !) à la belle enseigne de néon, situé en plein centre-ville de Montgeron (91), propose dans sa salle unique de 350 places une programmation éclectique, à base de films "grand public" et aussi de films d'art et d'essai en version originale, sans oublier les séances "jeune public".


Cette salle est certainement très ancienne, à en juger par cette carte postale dénichée sur le web...

 Photo libre de droit (domaine public)

Localisation : Montgeron (91) - 114, avenue de la République

Merci à Jean-Paul.


dimanche 27 septembre 2009

Pygmalion (Paris 1er)

A cet emplacement se trouvait un cinéma à salle unique de 500 places, à l'existence apparemment assez courte...

En l'état actuel de mes recherches, je retrouve une trace de ce cinéma sur des programmes de 1967 et de 1971.

En revanche, il n'existait pas en 1955, et il n'existait plus en 1975.

Désolé d'être si peu précis, mais il est assez difficile de trouver des informations sur cette salle !

Toute aide sera donc la bienvenue.

Spécialisé dans les films d'aventure et d'action, le Pygmalion appartenait à l'incontournable Henri Douvin !


Après sa fermeture, un magasin de disques sympathique et fort bien achalandé, ayant conservé le même nom, a occupé l'emplacement avant de céder lui-même la place à un énième magasin de fringues sans âme, victime de la concurrence de la voisine Fnac !

Seule trace du passé, la monumentale marquise nous rappelle l'origine du lieu.

Localisation : Paris 1er - 17, boulevard de Sébastopol


vendredi 25 septembre 2009

Cluny-Ecoles (Paris 5ème)

C'est le 31 janvier 1913 qu'est inauguré le Pathé-Cluny, construit en lieu et place d'une brasserie.

C'est une salle avec un balcon, qui comporte 580 places.

Comme son nom l'indique, elle est programmée par Pathé.

Quelques années plus tard, la salle devient le "Cluny".


Son accès se fait par une petite façade située sur la très passante rue des Ecoles, mais la salle en elle-même se situe le long de la rue du Sommerard, où une façade plus imposante constitue la sortie de l'établissement.


Vers 1975, une deuxième salle de 100 places est créée en sous-sol, et le cinéma devient le Cluny-Ecoles.

Géré par un exploitant indépendant, le cinéma ne survivra hélas pas aux terribles années 80, et fermera ses portes le 19 mars 1985...

Après de longues années de fermeture, le lieu se transforme en centre culturel, et accueille l'Institut Finlandais.

Les projections de films sont toutefois toujours au programme, puisque le lieu propose chaque semaine une séance de cinéma.

Localisation : Paris 5ème - 60, rue des Ecoles et 33, rue du Sommerard


mercredi 23 septembre 2009

Excelsior-Panorama (Savigny-sur-Orge - 91)


L'Excelsior est le plus ancien cinéma de l'Essonne, il a ouvert ses portes en 1935, et comprenait alors 1100 fauteuils.

Au cours des restructurations, sa capacité est passée à 800 places dans les années 60, puis au cours des années 80 une deuxième salle de 82 places est construite, alors que la grande salle voit sa capacité ramenée à 300 places.

En parallèle, le suffixe "Panorama" est ajouté au nom de la salle.



Grâce à la farouche énergie de son propriétaire, le cinéma est en pleine reconstruction et proposera bientôt un espace totalement rénové, équipé de 3 salles : une grande salle de 300 places pour les films à succès, et 2 salles de 130 places pour les films d'art et essai et en version originale.

Mise à jour du 21 mars 2016 : ayant cessé son activité à la fin de l'année 2008, le cinéma reste à ce jour fermé, les travaux de rénovation et d'agrandissement ayant tourné au fiasco... Sa réouverture semble malheureusement très hypothétique...

Localisation : Savigny-sur-Orge (91) - 78, avenue du Général-de-Gaulle

Merci à Jean-Paul !


dimanche 20 septembre 2009

Boul'Mich (Paris 5ème)


Ouvert en 1938, ce petit cinéma à salle unique de 332 places était idéalement situé, sur le très passant boulevard Saint-Michel, ou "Boul'Mich'" pour les intimes... d'où le nom de la salle qui sera resté le même jusqu'à sa fermeture définitive le 16 juillet 1980...

Le "Boul'Mich" pendant les évènements de mai 68...

Victime de son statut de salle unique, et victime de la transformation progressive du quartier latin en temple de la fringue et de la (mal)bouffe, l'emplacement de l'ancien cinéma est aujourd'hui occupé par un magasin d'articles de sport...

Pour se rappeler au bon souvenir des cinéphiles, la façade du bâtiment actuel conserve encore sa belle marquise, ainsi que l'avancée de son ancienne cabine de projection... mais pour voir un film ici, vous pouvez toujours... courir !

Pavé de presse publié dans "L'Officiel des Spectacles" du 5 au 11 avril 1967 / Collection Philippe Célérier

Pendant longtemps, le Boul'Mich fit partie du circuit de salles du prolifique Henri Douvin, et comme le montre le pavé publicitaire ci-dessus, la salle était spécialisée dans les films d'exclusivité.

Localisation : Paris 5ème - 43, boulevard Saint-Michel


vendredi 18 septembre 2009

Jacques-Prévert (Les Ulis - 91)

Photo libre de droit (domaine public)

Derrière cette façade moderne, ce bâtiment abrite une salle moderne de 210 places, climatisée, équipée en son dolby digital, et pourvue d'un écran de huit mètres.

Classé Art et Essai, le cinéma Jacques Prévert est membre de l'association Cinessonne, subventionnée par le conseil général de l'Essonne.

Il a ouvert ses portes en 1984.

Localisation : Les Ulis (91) - Avenue du Berry


samedi 12 septembre 2009

Caméo (Avesnes-sur-Helpe - 59)

 Photo libre de droit (domaine public)

Une splendide façade délicieusement rétro orne le cinéma de Avesnes-sur-Helpe (59) !

Anciennement à salle unique de 650 places, cet établissement municipal comporte de nos jours deux salles de 186 et 83 fauteuils.

Ces deux salles sont très agréables et très confortables : elles ont l'avantage de proposer de la place pour les jambes, et leur pente fait que la vision n'est pas perturbée par la tête de son voisin de devant !

C'est un cinéma tranquille où l'on respecte le spectateur, de l'accueil jusqu'à la sortie : c'est ainsi que le générique est systématiquement diffusé jusqu'à sa fin.

Autre atout non négligeable : les nuits du cinéma, très conviviales, avec petit déjeuner inclus, qui permettent régulièrement de voir ou revoir cinq films à la fois pour un prix modique.

Si l'une des deux salles est en général consacrée aux films grand public, il est également possible de visionner dans ce cinéma des films plus pointus : l'endroit est d'ailleurs classé "Art et Essai", et est intégré au circuit du Groupement National des Cinémas de Recherche.

Localisation : Avesnes-sur-Helpe (59) - 51, rue des Prés


mardi 8 septembre 2009

Studio-Galande (Paris 5ème)


Ce petit cinéma du quartier latin est une institution !

Depuis plus de 20 ans, chaque vendredi et chaque samedi soir y est projeté - sur réservations ! - le film "The Rocky Horror Picture Show", objet d'un culte des plus délirants de la part de ses fans, avec animation garantie dans la salle...

Combiné à la vingtaine de films en "continuations d'exclusivité" et dessins animés proposés aux autres horaires de la semaine, ce film-phénomène permet très certainement à cette mono-salle d'être encore en activité !

C'est le 11 janvier 1973 que cette petite salle de 83 places, classée d'emblée art et essai, voit le jour au sous-sol d'un très ancien immeuble.


Pendant de longues années, la façade du Studio-Galande a présenté un aspect des plus minimalistes, avec graffitis en guise d'enseigne et de programmes !

 La salle en 1967 - © Le Film Français / Merci à Didier Noisy

Restée dans son état d'origine avec ses fauteuils avachis en cuir noir et son tissu écossais aux murs, la salle a été récemment rénovée.

Une curiosité pour finir, dénichée dans l'un des blogs amis, publié par Jean-Paul : au-dessus de l'entrée, on y trouve la plus vieille enseigne de Paris, taillée dans la pierre et datant de 1380 !

Localisation : Paris 5ème - 42, rue Galande


dimanche 6 septembre 2009

Studio-Raspail (Paris 14ème)


Cette salle de cinéma occupe le rez-de-chaussée d'un immeuble comportant des ateliers d'artistes et des appartements, construit en 1932 par Bruno Elkouken, architecte d'origine polonaise.

C'est le 18 septembre 1934 que le cinéma est inauguré, sous le nom de "Raspail 216", il possède alors 278 places et un balcon.

Après un bref intermède en tant que salle d'actualités sous le nom de "Paris-Soir Raspail", il reprend sa vocation de salle d'art et essai sous le nom de "Studio-Raspail".

Il est rénové au cours des années 50, et reçoit alors sa splendide marquise surmontée des grandes lettres du nom de la salle, et voit sa capacité ramenée à 220 places (dont 60 au balcon) par l'installation de nouveaux fauteuils plus confortables.

Le "Studio-Raspaill" vers la fin des années 70 -  Photo © Musée carnavalet / Roger-Viollet / http://www.parisenimages.fr/

Au fil des années, la fréquentation du cinéma va diminuer, handicapée par son statut de salle unique et par sa situation excentrée par rapport au bouillonnant quartier Montparnasse...

C'est donc en toute logique que le Studio-Raspail ferme ses portes à la fin de l'année 1982...

Après de longs mois de fermeture, le lieu devient un centre culturel sous l'impulsion des PTT qui rachètent le lieu pour le transformer en salle de théâtre et concerts, mais pour aussi y installer leur Ciné-Club, toujours en activité de nos jours : le Studio-Raspail conserve donc un peu de sa vocation initiale !

Aujourd'hui, on peut regretter la disparition de la belle enseigne, mais on se consolera en constatant que l'ensemble de l'immeuble y compris la salle de cinéma est classé "monument historique" depuis le 10 février 1986.

Mise à jour du 8 février 2016 : la salle est toujours en activité (théâtre, ciné-club des PTT), mais malheureusement la belle enseigne n'a pas réapparu...

Sur le site internet, ne manquez pas la visite panoramique du hall d'entrée et de la salle !

 Capture d'écran © Google Earth

Localisation : Paris 14ème - 216, boulevard Raspail


jeudi 3 septembre 2009

Cinéma du Casino (Châtel-Guyon - 63)

Inauguré en 1901, le Casino de Châtel-Guyon (63) est remanié et agrandi en 1908 par Edouard Niermans, l’architecte du Casino de Paris, du Moulin Rouge, de l’Olympia et de l’Hôtel Négresco à Nice.

Photo libre de droit (domaine public)

C'est à partir de 1913 que le cinématographe Pathé fait son apparition dans la salle de théâtre de 600 places du lieu, avec des séances uniquement proposées lors de la saison thermale, c'est-à-dire l'été.

Pendant la deuxième guerre mondiale, le théâtre est transformé en cinéma à part entière, puis il redevient théâtre à la Libération, en proposant toujours des séances de cinéma estivales.

Hélas, depuis la fin de l'été 2005, le cinéma a cessé toute activité au sein du casino...



Il reste heureusement une belle salle de théâtre, ainsi que la superbe façade de style Louis XV, visibles pour la postérité puisque l'intégralité du casino de Châtel-Guyon est classé monument historique (arrêté du 24 novembre 2003).

Localisation : Châtel-Guyon (63) - Place Brosson


mardi 1 septembre 2009

Accattone (Paris 5ème)

Mise à jour du 8 février 2016 : voir le sujet "Studio-Luxembourg Accattone"

L'Accattone, un des derniers cinémas à salle unique du quartier latin, a remplacé l'ancien Studio-Cujas ouvert en 1957 par le prolifique exploitant parisien Henri Douvin.

Le Studio-Cujas avait lui-même supplanté un cabaret, le Gypsy.

Il était spécialisé dans les reprises de films américains en version originale.

Au cours des années 60, un premier changement de cap s'effectue, puisque un jeune et prometteur réalisateur de cinéma prend en main les rênes de la salle et en devient le directeur... j'ai nommé... François Truffaut !

Après rénovation, la salle se spécialise définitivement dans l'Art et Essai.


Puis c'est en 1987 que le cinéma de la rue Cujas change une nouvelle fois de destinée.

Après de longs mois inquiétants de fermeture, un nouveau lieu voit le jour le 23 septembre 1987 : l'Accattone, en référence au film éponyme de Pier Paolo Pasolini, dirigé par un écrivain polonais, Kazik Hentchel, également critique de films et amateur de peinture.

L'endroit se veut plus qu'un cinéma, puisqu'il propose également une librairie (quelques ouvrages sur une table, en fait...), une galerie de peintures, et même un bar... situé un peu plus haut dans la rue Cujas !

Depuis plus de 20 ans, l'Accattone offre une multi-programmation très pointue, où se côtoient régulièrement les oeuvres de Ken Russell, Derek Jarman, pour n'en citer que quelques-uns, sans oublier bien sûr le grand Pasolini !

La salle, tout en longueur, propose 120 places face à un écran de dimension tout à fait correcte.


Une curiosité à noter concernant la dénomination du lieu : comme le montre la photo ci-dessous, la salle a longtemps porté le nom Accatone avec un seul "t", en contradiction avec l'orthographe exacte du film !

Depuis l'erreur (volontaire ou non ?) a été réparée, et la façade ainsi que les programmes des hebdomadaires spécialisés ont récupéré le "t" manquant !


Quel avenir pour ce lieu ?

Comme beaucoup de cinémas monosalles, l'Accattone n'est pas dans une situation financière florissante, et ce n'est que grâce à l'octroi régulier de subventions que la fermeture, souvent évoquée, a pu être jusque là évitée... pour combien de temps encore ?

Localisation : Paris 5ème - 20, rue Cujas



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