mercredi 29 septembre 2010

Ciné A (Amboise - 37)


Le seul cinéma en activité à Amboise (37), propriété de la ville, est géré par une  SARL qui exploite un autre établissement du même nom à Châtellerault (86).

Le Ciné A possède deux salles de 272 et 98 places, équipées d'écrans larges et du son digital numérique.

Cet établissement présente la particularité d'être équipé d'une antenne parabolique de 1,20 m de diamètre, permettant la retransmission en direct de spectacles d'opéras en provenance de pays étrangers.

Localisation : Amboise (37) - 3, place Saint-Denis

Merci à Christian.

dimanche 26 septembre 2010

Gallia (Saintes - 17)


Ce cinéma possède une longue histoire.

Il est hébergé au sein de l'ancien "Théâtre", dont ne subsiste plus aujourd'hui que la façade datant de 1852, et qui comportait une belle salle à l'italienne de 843 places.

 Photo libre de droit (domaine public)

L'ancien théâtre municipal, au temps du Cinéma Pathé à la fin des années 20 - Photo libre de droit (domaine public)

Après divers balbutiements et projections épisodiques d'images animées, c'est véritablement en 1911 que le cinématographe "Pathé" s'installe dans cet établissement, avec des séances uniquement le dimanche en matinée et soirée.

En 1932, l'exploitation du cinéma est confiée à l'exploitant-réalisateur-producteur Emile Couzinet, qui le baptise "Gallia".

C'est au début du 21ème siècle que l'établissement subit une profonde mutation, avec la fermeture et la transformation de la salle en un théâtre de 500 places, le Gallia-Théâtre, et la construction d'une salle de cinéma de 100 places.

Les deux nouvelles salles ont été inaugurées en 2003.

Localisation : Saintes (17) - 67 ter, cours National

 

vendredi 24 septembre 2010

Les Vallées (Colombes - 92)


A cet emplacement se trouvait un cinéma, "Les Vallées", construit vers 1912 (année du permis de construire).

En 1928, c'est un nouvel établissement qui voit le jour, beaucoup plus grand que le cinéma d'origine.

Sa magnifique façade est toujours visible, mais c'est hélas le seul élément qui soit conservé dans ce qui est devenu un supermarché, après la fermeture du cinéma vers 1968.

Une photo plus ancienne du cinéma transformé est visible sur le lien qui précède.

Un détail de la façade avant-gardiste...

Le bâtiment vu sur un côté

L'arrière du cinéma

Localisation : Colombes (92) - 17, rue des Vallées

Merci à Jean-Paul.

 

mardi 21 septembre 2010

Jeanne d'Arc (Paris 13ème)

 
Photo libre de droit (domaine public)
  
Le cinéma "Jeanne d'Arc" a ouvert ses portes au cours de l'été 1913.

Orné d'une façade assez majestueuse, c'est un cinéma de quartier qui présente une salle de 443 places, de forme rectangulaire et équipée d'un tout petit balcon.


Photos libres de droit (domaine public)

Deux curiosités caractérisaient ce cinéma : la projection par transparence du fait de la situation de la cabine de projection derrière l'écran, et la présence d'une terrasse au-dessus du hall d'entrée, accessible depuis le balcon, et qui permettait aux spectateurs de prendre l'air pendant les entractes !

Le cinéma fut agrandi en 1925, sa capacité passant à 860 places.

 Le "Jeanne d'Arc" au début des années 60 © Bonnel Photo / Photographie publiée avec l'aimable autorisation de Monsieur Maurice Bonnel

Plus aucune trace de cet établissement ne subsiste : après sa fermeture définitive le 31 décembre 1975, il a été rasé pour faire place à un immeuble de standing.

Localisation : Paris 13ème - 45, boulevard Saint-Marcel

  

dimanche 19 septembre 2010

Gaumont-Alésia (Paris 14ème)


C'est le 4 février 1921 qu'ouvre à cet emplacement un temple du cinéma, le "Montrouge-Palace", entièrement construit en béton armé - une audace à l'époque ! - avec sa magnifique salle unique de 2800 places !

Document © SIAF/Cité de l'Architecture et du Patrimoine/Archives d'Architecture du XXe siècle - Cliché Anonyme

En 1930, il intègre le circuit Gaumont.

Le cinéma en janvier 1950, au temps du Montrouge-Palace (Photo publiée avec l'aimable autorisation de Jean-Paul Machuré)

Une transformation complète se produit en 1951, quand le cinéma est entièrement reconstruit (murs, plafond, planchers...).

Document © SIAF/Cité de l'Architecture et du Patrimoine/Archives d'Architecture du XXe siècle - Cliché Anonyme

C'est donc un cinéma flambant neuf qui est inauguré le 10 octobre 1951 : la nouvelle salle salle de 2000 fauteuils, est dotée d'un grand balcon, et conserve ses belles arcades en béton armé, mais voit disparaître les loges qui entouraient la scène.

Elle est également équipée d'un grand écran, pour s'adapter à la vogue naissante des films tournés en format large, qui conduiront à l'avènement du fameux "CinémaScope" dès 1953.

Dans les années 60, la salle perd son appellation de "Palace" et devient plus simplement le "Montrouge-Gaumont".

En 1973, comme tant d'autres, la grande salle se morcelle en quatre, et le cinéma devient le "Gaumont-Sud".

La salle 1 (900 places) est construite en prolongeant l'ancien balcon, alors que les salles 2 et 3 (400 et 300 places) proviennent de l'ancien orchestre.

La petite salle 4, une nouvelle salle de 120 places, est située en étage.

En décembre 1986, une nouvelle étape très importante dans la vie du cinéma se produit, avec le passage à sept salles, et surtout avec la nouvelle façade toute de bleu vêtue, au look planétaire et avec son clap géant !

Les nouvelles salles 4, 5 et 6 (100, 150 et 150 places) sont construites par amputation de l'arrière de la salle 1 (qui voit ramenée sa capacité à 520 fauteuils), les salles 2 et 3 sont inchangées, et la salle 7 correspond à l'ancienne salle 4 du Gaumont-Sud.

La façade en février 1994, avec son clap géant...

Il existe une anecdote au sujet de ce clap : pendant quelques mois il était animé, mais devant les protestations des riverains au sujet du bruit créé par l'ouverture et la fermeture, il s'est par la suite immobilisé !

La dernière rénovation remonte au 26 mai 2004, avec l'inauguration d'un nouveau "Gaumont-Alésia" flambant neuf, avec une transformation complète de tous les espaces (salles, hall, couloirs de circulation...).



Les salles améliorent leur confort par réduction du nombre de fauteuils, les nouvelles capacités des salles sont respectivement les suivantes : 438, 278, 248, 143, 118, 118 et 95 places.

A cette occasion, le cinéma arbore une nouvelle façade, plus sobre que la précédente.

Localisation : Paris 14ème - 73, avenue du Général-Leclerc

 

vendredi 17 septembre 2010

Colisée (Nantes - 44)

La façade en 2001... bien que le cinéma soit fermé depuis douze ans, l'enseigne est toujours en place !

A cet emplacement fut inauguré le 12 décembre 1957 le "Colisée", un splendide cinéma à la façade monumentale de 15 m de haut sur 15 m de large !

La salle comportait 1100 places, dont 450 au balcon.

Le Colisée va ensuite céder à la mode des multi-salles, dictée par la chute inexorable des entrées au cours des années 70...

C'est ainsi que le cinéma se transforme en complexe de 3 salles, après fermeture le 22 mars 1976 : une nouvelle salle (n°3) est inaugurée le 8 mai de la même année, suivie par deux autres (n°1 et 2) le 23 juin 1976.

Une nouvelle dégringolade des entrées à partir du milieu des années 80 aura hélas raison du Colisée, qui ferme définitivement ses portes en avril 1988 quelques mois seulement après avoir fêté son trentième anniversaire... une carrière bien courte, hélas !

Durant l'été 1989, le lieu se transforme et devient un café branché, exploité avec plus ou moins de succès sous différentes enseignes (l'Alternatif Café, le Living, la Verrière...).

Alors que le lieu s'apprête à devenir en 2009 un banal supermarché, c'est un nouvel établissement qui se crée, comprenant un espace restauration, un bar traditionnel et un bar de nuit VIP... le tout sous l'enseigne "Colisée", seule survivance de cet ancien temple cinématographique !

Localisation : Nantes (44) - 32, rue Scribe

 

mercredi 15 septembre 2010

Saint-André-des-Arts 3 (Paris 6ème)


Avant de devenir la salle n°3 du cinéma "Saint-André-des-Arts", ce cinéma a commencé sa carrière sous le nom de "Studio Gît-le-Cœur".

 Le "Studio Gît-le-Cœur" en 1967 - © Le Film Français / Merci à Didier Noisy

Il a ouvert ses portes en février 1967, avec la projection du film d'Eric Rohmer, "La collectionneuse".

Il est aménagé dans l'une des plus anciennes rues de la capitale, dans un immeuble datant de 1535 !

 Le hall d'entrée en 1967 - © Le Film Français / Merci à Didier Noisy

 La salle en 1967 - © Le Film Français / Merci à Didier Noisy

 La salle en 1967 - © Le Film Français / Merci à Didier Noisy

Spécialisé dans l'art et essai "pointu", le "Gît-le-Cœur" passe entre les mains de Roger Diamantis en 1979, qui l'exploite quelques temps sous ce nom avant de la rebaptiser plus simplement "Saint-André-des-Arts 3".

Dans une salle spacieuse et chaleureuse, 191 fauteuils accueillent les cinéphiles face à un bel écran dissimulé entre les projections par un beau rideau de velours carmin.

 Photo Alexandre ORIOU, février 2012 / Wikimedia Commons -  Licence Creative Commons paternité – partage à l’identique 3.0 (non transposée)

Localisation : Paris 6ème - 12, rue Gît-le-Cœur 

 

lundi 13 septembre 2010

Colisée (Villeparisis - 77)

Photo libre de droit (domaine public)

Le Colisée de Villeparisis (77) a ouvert ses portes au milieu des années 30.

C’était une belle salle de 600 places avec des fauteuils de bois dans les premiers rangs, correspondant aux places les moins chères, et des fauteuils moelleux pour les rangs du fond !

La salle comportait également une scène de 10 m x 4 m, et un grand balcon en gradins.

Pendant de longues années, le Colisée va tranquillement mener sa vie de cinéma de quartier, le seul de la commune...

 Photo libre de droit (domaine public)

Le cinéma a hélas fermé ses portes vers le milieu des années 80, restant de longues années à l'abandon...

Capture d'écran © Google Maps

Malheureusement, en mars 2010, le cinéma a été rasé...comme en témoignent les tristes photos visibles sur ce blog !

Localisation : Villeparisis (77) - 100, avenue du Général-de-Gaulle

 

samedi 11 septembre 2010

Saint-André-des-Arts 1-2 (Paris 6ème)



Pour rendre hommage à Roger Diamantis, son propriétaire-exploitant, décédé cette année au début de l'été, voici un sujet sur le cinéma qu'il a créé en 1971 dans un ancien entrepôt de cartonnages loué pour y installer deux salles de cinéma en plein cœur du quartier latin.

C'est donc en octobre 1971 qu'est inauguré le cinéma "Saint-André-des-Arts", avec la projection en exclusivité dans les deux salles du film "La Salamandre" du réalisateur helvète Alain Tanner : le film est un tel succès qu'il restera une année à l'affiche !

Roger Diamantis devient propriétaire du lieu en 1974, et acquiert également un autre cinéma proche situé dans une rue perpendiculaire, le "Studio Gît-le-Cœur" (sujet à venir sur ce blog).

Derrière la façade en pierre du cinéma, et après les portes en bois situées près de la caisse, se trouvent les deux salles de 180 et 150 places : la plus grande (salle 1) est au sous-sol, alors que la seconde se situe au-rez-de-chaussée.


Sur la photo ci-dessus prise en 1993, la façade est quasiment inchangée, à l'exception de l'enseigne : les "studios" sont devenus de nos jours "cinémas" !

Espérons que ce cinéma, cerné par les restaurants et les boutiques de fringues dans cette petite rue très fréquentée, puisse continuer le plus longtemps possible sa carrière au service de l'Art et Essai et de la découverte de nouveaux talents, dans la lignée de son courageux créateur.

L'avenir est hélas incertain, entre pression immobilière et difficulté d'accès aux films pour les petites structures indépendantes... Roger Diamantis, l'artisan de l'exploitation cinématographique, le savait et vivait mal ces dernières années la transformation inéluctable de son cher quartier latin...

Merci encore, Monsieur Diamantis, pour votre combat sans concessions et de tous les instants au service du Septième Art !

Localisation : Paris 6ème - 30, rue Saint-André-des-Arts

 

jeudi 9 septembre 2010

Méry (Paris 17ème)

La façade en 1994, au temps du cinéma X...

Le Méry était un des derniers cinémas pornographiques de Paris, au moment de sa fermeture définitive en décembre 1995.

Idéalement situé sur un trottoir très passant de la Place Clichy, ce petit cinéma, alors baptisé "Clichy" a ouvert ses portes en 1935.

 La Place Clichy, au temps du cinéma "Le Clichy" visible sur la gauche. - Droits Réservés

La salle de 345 places était consacrée aux reprises.

Le cinéma va connaître une nouvelle vie au début des années 60, quand un nouveau propriétaire transforme le petit cinéma de quartier en une nouvelle salle de première exclusivité, baptisée du nom de sa femme, "Méry" !

A cette occasion, la capacité de la salle est ramenée à 250 places.

A la fin des années 70, le Méry cède aux sirènes de l'appât du gain facile pour se transformer en cinéma pornographique, genre qu'il conservera jusqu'à la fin de sa vie de cinéma.

La façade en 1996, au temps des palissades...

Après huit années de fermeture, le Méry a retrouvé une nouvelle vie en 2003 en devenant une salle de théâtre...


Photo © woody1969, septembre 2009 - Licence Creative Commons by-nc 2.0

La façade a gardé son allure de "cinéma" !

Et pour découvrir ce cinéma de l'intérieur, ne manquez pas le long-métrage de Jacques Nolot, "La chatte à deux têtes", sorti en 2002 et tourné dans l'ancien cinéma Méry !


Localisation : Paris 17ème - 7, place de Clichy

 

lundi 6 septembre 2010

Espace Jean-Hugues Anglade (Langeais - 37)


Cet ancien théâtre municipal construit en 1881, et baptisé Espace Jean-Hugues Anglade (l'acteur est un natif de la ville !) en mai 1997, abrite au premier étage une salle de spectacles où sont donnés des concerts, des pièces de théâtre et aussi des projections de cinéma.

Je devrais parler à l'imparfait, puisque suite à une rénovation complète qui s'achève, l'établissement devient un cinéma à part entière, dont l'inauguration est prévue le samedi 18 septembre 2010 !

Après suppression du balcon, la nouvelle salle de 126 m² en gradin proposera dans les meilleures conditions techniques et de confort 197 fauteuils.

Gérée par l'association Ciné-Off, le cinéma étend sa programmation : d'un samedi sur deux, les projections auront désormais lieu chaque semaine le mardi, le samedi et le dimanche, pour le grand plaisir des cinéphiles langeaisiens !

L'ancien théâtre municipal, au début du 20ème siècle - Photo libre de droit (domaine public)

Localisation : Langeais (37) - Place Léon-Boyer

Merci à Christian, continuez à visiter son site "Tourainissime" !

 

samedi 4 septembre 2010

Lincoln (Paris 8ème)


Ce complexe de trois salles, initialement dénommé "Elysées-Lincoln", est l'un des deux derniers cinémas indépendants des Champs-Elysées.

Ouvert en 1970 à l'emplacement d'un ancien restaurant, il se situe dans une calme petite rue transversale à la célèbre avenue.

L'ancienne façade prise en 1993

Deux salles sont situées en sous-sol : la salle 1 de 125 places, et la salle 3 de 145 places, la plus belle du complexe avec son écran de 8,50 m de base.

La salle 2, située au rez-de-chaussée, comprend 76 fauteuils.

Géré par le circuit Multiciné (Les 5 Caumartin, Les 7 Parnassiens), le Lincoln propose des films récents Art et Essai en version originale.

La façade pavoisée à l'occasion de la sortie du film "Muriel" en janvier 1995

Le cinéma a fait l'objet d'une rénovation complète de ses salles en 1991, avec une nouvelle façade apparue en 1994.

Dans le hall, les titres des films continuent de s'afficher en grosses lettres rouges, à la façon des cinémas américains !

A noter une expérience de courte durée : durant quelques mois en 1991, la salle 3 fut programmée par le circuit Action, qui souhaitait obtenir une vitrine sur les Champs-Elysées, prenant à l'occasion le nom de "Action Champs-Elysées" !

Pour terminer en beauté, je vous offre une vue d'artiste de la façade : il s'agit d'une photo d'une œuvre du peintre Claude-Max Lochu, transmise par ses soins, je l'en remercie chaleureusement !

ELYSEES-LINCOLN CINEMA-38x46-HUILE SUR TOILE-IX 2003 © Claude-Max Lochu

Location : Paris 8ème - 14, rue Lincoln

 

jeudi 2 septembre 2010

Cinématographe Théophile Pathé (Sceaux - 92)


Ce bâtiment municipal, édifié en 1843, a abrité pendant une courte période une salle de cinéma !

En 1907, alors que le bâtiment est occupé par un tribunal dénommé "Justice de Paix", Théophile Pathé, un des quatre frères de la célèbre famille y installe son "Cinématographe Théophile Pathé".

 Le cinéma en 1907 - Photo libre de droit (domaine public)

Cette exploitation périclitera rapidement, la compagnie de Théophile Pathé ayant été mise en liquidation judiciaire en 1913...

Le cinéma en 1907 - Photo libre de droit (domaine public)

Localisation : Sceaux (92) - 68, rue Houdan

 
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